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THOMAS MILLET

Sans Gravité - Bali December 2009

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Thomas Millet qui, depuis plusieurs années, constitue une véritable galerie d’autoportraits attrapés en plein vol et au détour d’une expédition planétaire. « Ce n’est pas grave, sans gravité », comme tient à le préciser Thomas Millet. Oui, rien de choquant ou qui se voudrait provocant dans son travail. Un homme pose nu certes, et lui-même en l’occurrence, mais c’est une nudité édénique qui s’impose à nous, qui tendrait presque à disparaître au milieu de paysages grandioses et tout aussi originels des quatre coins du monde. En effet, Thomas Millet recherche avant tout une esthétique, voire une stylistique qui se dégagerait des lignes de paysages lunaires ou au contraire verdoyants offrant un décor qui saura inspirer une prise de vue en plein vol. L’étonnement, la surprise et un sentiment de fulgurance doivent s’éprouver à la vue de ces images. Et pour cela, Thomas Millet part en quête de paysages encore immaculés, de sols à la matière à l’état brut et aux couleurs vives, en allant de la mer de sel aux déserts de rocs, d’un champ de blé aux montagnes de béton.
Une fois ce lieu hors du commun trouvé, aucun photomontage n’est réalisé. A la manière d’un Philippe Ramette au fond des mers lisant son journal, Thomas Millet mise sur l’effet d’optique et entre en lévitation en plein ciel du Brésil, de Bolivie, de Nouvelle-Zélande ou de Hong Kong. Ainsi, son corps s’élève dans un mouvement qui se veut toujours chorégraphique, venant exprimer des instants de gaieté, de rage et de liberté. Parfois, il se fond dans le décor en suivant instinctivement la courbe des arbres, le penchant des épis de blé ou face au vide, il s’étire de plus belle, revêtant soudainement une allure christique, comme au-dessus de la ville de Santiago baignée dans la nuit.
Aujourd’hui, Thomas Millet met un peu de côté les étendues sauvages, pour dresser un état des milieux urbains à la tonalité plus électronique avec ses hautes tours miroirs, mais qui se voient « dépaysés » par le surgissement de cet homme en chute libre et venu de nulle part. – La Galerie 1161 

THOMAS MILLET

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BIOGRAPHIE

Né en 1977, Thomas Millet, après trois ans d’école d’architecture, débute dans la photo comme assistant de Denis Rouvre. En octobre 2000, il part comme photographe de l’expédition « Wanaume » : 170 000 km en Land‐Rover et deux ans de voyage de Paris à Cape Town en passant par le Moyen‐Orient et l’Afrique de l’Est, suivi d’une traversée de l’Amérique du Sud. De retour en France, Thomas Millet entame la série des « Portraits cachés », tout en assurant la direction artistique de l’Espace Guillaume Expo à Paris. Il se consacre par ailleurs à des projets corporate pour la BNP, les autoroutes SANEF ou encore Dexia, et conçoit notamment la pochette de l’album We’ll drive home backwards du groupe électro‐pop Cocosuma. Tandis que ses « Portraits cachés » s’exposent à Paris puis à Arles, Thomas Millet poursuit ses activités de muséographie au mémorial Charles de Gaulle de Colombey‐les‐Deux‐Églises, pour la forêt de Jupille (Sarthe) puis dans le cadre de l’exposition du centenaire de Paul Ricard à Marseille et sur l’île des Embiez (Var). Le photographe continue de mener en parallèle un travail sur les routes et la mobilité dans le monde, dont il présente une partie en projection permanente au musée Michelin. Il poursuit cette recherche dans le cadre d’un nouveau tour du monde en 2009‐2010. C’est au cours de ce même voyage qu’il entame la série « Sans gravité ».

THOMAS MILLET

Thomas Millet

 

LA GALERIE 1161