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EADWEARD MUYBRIDGE 1830-1934

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La décomposition du mouvement. Parmi ses nombreux et riches clients, figure Leland Stanford, passionné par les chevaux de course, éleveur et entraîneur. C’est par ce personnage que Muybridge prend connaissance de la polémique sur le trot du cheval. À l’époque, en 1872, le physiologiste français Étienne-Jules Marey affirme qu’un cheval au galop voit ses jambes se décoller du sol, une vision vivement repoussée. Un prix est promis à celui qui résoudra le problème. Pour trancher la question, Muybridge va utiliser la photographie. Le 18 juin 1878, devant la presse convoquée, il dispose 12 appareils photographiques le long d’une piste équestre blanchie à la chaux. En les déclenchant à distance par le biais de fils tendus, il obtient les fameux clichés qui confirment la théorie de Marey. Le cheval utilisé pour ses expériences se nommait Occident. Le procédé photosensible utilisé par Muybridge était le collodion humide, qui permettait des temps de pose rapide mais devait être préparé quelques minutes avant d’être utilisé. Chaque appareil photographique se trouvait enfermé dans un petit laboratoire photographique où un opérateur était prêt à préparer le film lorsqu’il entendait un coup de sifflet.

Il s’intéresse dès lors au mouvement, animal et humain. Il met au point lezoopraxiscope, un projecteur qui recomposait le mouvement par la vision rapide et successive des phases du mouvement. La machine est réalisée dès 1879, puis présentée au public européen deux ans durant. Ses travaux le posent en précurseur du cinéma. La photographie oscille entre science et art, chose discutée dans les milieux intellectuels de l’époque. Muybridge appartient à cette génération qui utilise la photo comme témoignage scientifique sûr et objectif. En 1887 est édité son plus important ouvrage, Animal Locomotion, en 11 volumes qui contiennent 100 000 photographies prises entre 1872 et 1885. Il écume l’Amérique et l’Europe, puis meurt en 1904 en Angleterre. –wikipedia

EADWEARD MUYBRIDGE 1830-1934

BIOGRAPHIE

Eadweard Muybridge, né Edward James Muggeridge, à Kingston upon Thames, dans la banlieue de Londres, le 9 avril 1830, mort le 8 mai 1904 (à 74 ans), est un photographe américain d’origine britannique, célèbre pour ses décompositions photographiques du mouvement, et son célèbre cliché « le galop de Daisy ». Il a changé de nom pour retrouver l’origine anglo-saxonne de celui-ci.

Eadweard Muybridge émigre aux États-Unis à l’âge de 22 ans, en passant comme la plupart des émigrants, par New York, puis San Francisco, où il commence à travailler comme éditeur.

Un grave accident de diligence, en 1855, peut être vu comme l’explication d’un tempérament fantasque et morne, au point que certains le considèrent comme dérangé. Il retourne ensuite en Angleterre afin d’y étudier la photographie, pendant cinq ans. Il y fait des investissements considérables pour obtenir le matériel photographique le plus performant de l’époque. Ses études terminées, il retourne à San Francisco en 1866.

À cette époque, la photographie en relief stéréoscopique est en vogue. Eadweard le constate, et se fait un nom en créant un studio de photographie itinérant, avec lequel il photographie les environs de San Francisco. Son panorama à 360° de la ville (réalisé en 1877) devient célèbre, l’élite californienne l’engage régulièrement pour des portraits. Mais sa renommée grandit par sa collaboration avec le Caast and Geadetic Survey en tant que photographe paysagiste. Ses reportages de la guerre des Modocs, ainsi que les premières photos du parc Yosemite font sensation. Elles seront primées en 1867. La même année, il devient le photographe officiel de la présence militaire américaine en Alaska. Entre 1868 et 1873, il arpente le Far West, où il réalise plus de 2000 clichés. – wikipedia

Eadweard Muybridge